Le Bureau Fédéral INOVA CFE-CGC revient sur sa première année de mandat
Il y a un an, une nouvelle équipe prenait la responsabilité de conduire la Fédération INOVA CFE-CGC. Douze mois plus tard, le Bureau fédéral a souhaité prendre le temps de regarder le chemin parcouru, de partager les enseignements de cette première année et de revenir sur ce qui anime son engagement au quotidien.
Pour dresser ce bilan, les membres du Bureau fédéral ont choisi un format différent : un échange collectif, spontané et convivial, loin des prises de parole trop institutionnelles. Chacun a ainsi pu revenir sur les réussites, les difficultés, les rencontres et les moments qui ont marqué cette première année.
L'objectif n'était pas de présenter une simple liste d'actions réalisées, mais de dévoiler une partie du travail accompli au quotidien et de faire découvrir les femmes et les hommes qui portent le projet fédéral.
« Il s'agit d'un bilan collectif et objectif, toute l'équipe a su insuffler un nouveau souffle à la Fédération INOVA CFE-CGC, une nouvelle dynamique qui se traduit dans nos 4 marqueurs de notre programme fédéral »
Jamel Hamdaoui, Président Fédéral
Cette première année n'a donc pas seulement été celle de l'installation d'un nouveau Bureau fédéral. Elle a marqué le début d'une nouvelle dynamique, construite autour de quatre marqueurs qui orientent désormais l'action de la Fédération : le collectif, la proximité, la formation et l'innovation.
Ces quatre engagements ne sont pas de simples éléments de langage. Ils traduisent une vision du syndicalisme et constituent le fil conducteur des décisions, des déplacements, des projets et des services développés par INOVA CFE-CGC.
Une équipe renouvelée autour d'un projet commun
La première étape de cette nouvelle mandature a été de construire une équipe.
Avec plus de la moitié de ses membres renouvelés, le Bureau fédéral devait apprendre à fonctionner collectivement, à partager les expériences et à trouver un équilibre entre des personnalités, des parcours professionnels et des sensibilités différentes.
L'installation d'un nouveau Bureau peut sembler être une simple étape statutaire. En réalité, elle demande du temps, de l'écoute, de la confiance et une véritable capacité d'adaptation. Il fallait définir une méthode de travail, répartir les responsabilités et transformer les ambitions du mandat en projets concrets.
Au fil des réunions, des déplacements et des échanges, les membres du Bureau ont progressivement construit une dynamique commune. Les différences n'ont pas disparu : elles sont devenues une richesse au service du projet fédéral.
Cette cohésion constitue aujourd'hui l'un des premiers acquis de la mandature. Elle permet à chacun de s'exprimer, de confronter les idées et de participer aux décisions. Le fonctionnement collectif repose notamment sur des tours de table réguliers et sur la volonté de trouver un équilibre entre les différentes contributions.
« Tout le monde échange. On fait des tours de table à chaque fois et c'est très équilibré. »
Olivier Duval, Trésorier Fédéral
Cette manière de travailler ne bénéficie pas seulement au fonctionnement interne du Bureau. Elle renforce la qualité des projets et donne une plus grande cohérence à l'action menée auprès des syndicats, des élus et des adhérents.
Le collectif : notre moteur commun
Le premier marqueur du programme du Bureau fédéral est le collectif.
Parce qu'ensemble, on s'écoute, on s'entraide, on construit… et surtout, on réussit. En 2026, le collectif est bien sûr notre moteur commun.
Cette conviction s'est imposée naturellement au cours de la première année. Aucun projet fédéral ne peut reposer sur une seule personne. Les réussites sont toujours le résultat d'un travail partagé entre le Bureau Fédéral, le Conseil Fédéral, nos syndicats affiliés, les sections syndicales, les élus, les militants et les adhérents sur le terrain.
Le collectif ne signifie pas que chacun doit penser de la même manière. Il consiste au contraire à organiser la diversité des opinions, à confronter les expériences et à faire émerger des solutions communes. Il se manifeste dans les réunions de travail, les négociations, la préparation des événements, l'accompagnement des équipes et le développement de nouveaux services. Il se construit également dans les moments plus informels, les déplacements et les échanges du quotidien.
Cette dynamique est d'autant plus importante que le Bureau fédéral a été profondément renouvelé. Il a fallu apprendre à se connaître, à comprendre les méthodes de chacun et à trouver une manière commune d'avancer.
La réussite collective ne se mesure donc pas uniquement au nombre d'actions réalisées. Elle se mesure également à la capacité de l'équipe à rester soudée, à se faire confiance et à mettre les compétences de chacun au service du projet fédéral. Cette conception du collectif dépasse largement le Bureau fédéral. Elle s'adresse à toutes celles et ceux qui font vivre INOVA CFE-CGC. La Fédération n'est pas une addition de structures ou de mandats : elle est une communauté de femmes et d'hommes réunis autour d'une ambition commune, celle de défendre les salariés et de faire progresser leurs droits.
La proximité : remettre le terrain au cœur de l'action fédérale
Le deuxième marqueur du programme est la proximité. Être présents, au plus près des adhérents, de leurs réalités, de leurs métiers et de leurs défis. La proximité n'est pas un mot : c'est notre force sur le terrain.
L'une des évolutions les plus visibles de cette première année a été la volonté du Bureau Fédéral de multiplier les déplacements en région par le lancement (et sa continuité en 2027) "d'INOVA CFE-CGC, à l'écoute de nos régions". Pendant longtemps, une partie importante de la vie fédérale est restée concentrée à Paris. La nouvelle équipe a souhaité faire évoluer ce fonctionnement en allant directement à la rencontre des syndicats, des sections, des élus, des militants et des adhérents. Ces déplacements ne répondent pas à une simple volonté de visibilité. Ils permettent de comprendre les réalités professionnelles vécues dans chaque territoire, de recueillir les attentes, d'identifier les difficultés et de faire remonter les besoins jusqu'aux instances fédérales.
Les réactions entendues au cours des premières rencontres ont particulièrement marqué les membres du Bureau.
« Lors de nos déplacements en région, les adhérents nous ont dit : “C'est la première fois qu'on vous voit.” Lors du déplacement suivant, on nous a dit la même chose. Là, on s'est dit que nous étions vraiment en train de faire bouger les choses. »
Christine Delaise, Secrétaire Générale Adjointe Fédérale
Cette remarque, à la fois encourageante et révélatrice, a renforcé une conviction : une fédération ne peut pas uniquement fonctionner depuis son siège. Elle doit aller vers ses adhérents plutôt que d'attendre qu'ils viennent jusqu'à elle. La proximité repose également sur une circulation permanente de l'information. Les difficultés, les idées et les besoins exprimés localement doivent pouvoir remonter jusqu'au Bureau fédéral et au Conseil fédéral. Ils peuvent ensuite être transformés en décisions, en accompagnements, en formations ou en nouveaux services avant de revenir vers le terrain.
Cette méthode permet de conserver une action syndicale directement connectée aux réalités vécues par les salariés. Elle donne également aux élus et aux militants la certitude qu'ils ne sont pas seuls face aux difficultés rencontrées dans leurs entreprises.
La proximité est donc à la fois une présence, une méthode de travail et un engagement durable. Les déplacements engagés au cours de cette première année ont vocation à se poursuivre et à s'intensifier tout au long du mandat.
L'écoute comme point de départ de toute action
Être proche des adhérents suppose avant tout de savoir les écouter. L'écoute permet de comprendre une situation avant de proposer une réponse. Elle évite les solutions toutes faites et oblige à prendre en compte le contexte de l'entreprise, le métier exercé et la réalité vécue par chaque salarié. Elle permet également de faire émerger des besoins qui ne sont pas toujours exprimés spontanément. Les rencontres sur le terrain, les échanges avec les sections et les sollicitations individuelles nourrissent ainsi la réflexion du Bureau fédéral.
L'écoute constitue enfin la première étape de l'engagement syndical. Le mandat donne aux représentants la capacité de porter la parole des salariés et d'intervenir dans l'entreprise, mais cette légitimité implique une responsabilité : celle de rester accessibles, disponibles et attentifs.
Cette posture guide l'action du Bureau Fédéral. Lorsqu'une réponse n'est pas immédiatement disponible, le rôle de la Fédération est de rechercher l'information, de mobiliser les compétences nécessaires et de revenir vers l'adhérent avec une solution ou une orientation claire.
Le syndicalisme de proximité se construit ainsi dans la continuité : écouter, comprendre, agir et rendre compte.
La formation : donner à chacun les moyens d'agir
Le troisième marqueur du programme du Bureau fédéral est la formation.
Autonomie, compétences et confiance pour chacune et chacun. En 2026, la formation est un levier essentiel pour agir et grandir.
Le monde du travail se transforme rapidement. Les organisations évoluent, les négociations deviennent plus techniques et les règles sociales et juridiques sont toujours plus complexes.
Dans ce contexte, les élus et représentants syndicaux doivent pouvoir disposer de connaissances solides et actualisées. La formation n'est donc pas un service accessoire : elle est l'une des conditions de l'efficacité de l'action syndicale.
Former un militant, ce n'est pas uniquement lui transmettre des connaissances juridiques. C'est lui permettre de mieux comprendre son environnement, de développer sa capacité d'analyse, de gagner en confiance et de devenir plus autonome dans l'exercice de son mandat.
« La formation, une priorité pour un syndicalisme moderne ! »
Pierre-Alain Durat, Vice-Président Fédéral
La formation permet également aux représentants de mieux expliquer les droits des salariés, de préparer leurs négociations et de construire des propositions crédibles face aux directions. Le Bureau fédéral souhaite donc continuer à valoriser l'offre de formation syndicale, à diffuser les dispositifs existants et à développer de nouveaux contenus au plus près des besoins exprimés sur le terrain.
Cette ambition concerne aussi bien les nouveaux militants que les représentants plus expérimentés. Chacun doit pouvoir actualiser ses connaissances, approfondir certains sujets et développer de nouvelles compétences. La formation crée ainsi un cercle vertueux : plus les militants sont formés, plus ils sont capables d'accompagner les salariés, de transmettre leur expérience et de faire émerger de nouvelles vocations syndicales. Former aujourd'hui, c'est préparer l'avenir de la Fédération.
L'innovation : faire évoluer notre manière d'agir
Le quatrième marqueur du programme est l'innovation. L'innovation est l'affaire de tous, à tous les niveaux. Idées, initiatives et nouvelles façons de faire : ensemble, nous construisons un syndicalisme moderne, utile et inspirant.
Pour le Bureau Fédéral, innover ne signifie pas abandonner les valeurs ou les fondamentaux de l'action syndicale. Cela signifie trouver de nouvelles manières de les faire vivre. L'innovation peut prendre plusieurs formes : moderniser les outils, développer de nouveaux services, proposer des formats plus dynamiques, faciliter l'accès à l'information, améliorer les méthodes de travail ou imaginer de nouvelles façons d'aller à la rencontre des adhérents.
Elle concerne ainsi la communication, la formation, l'accompagnement juridique, les événements, les outils numériques et, plus largement, l'organisation fédérale. Tout cela pour présenter une autre image de l'engagement syndical : une image plus accessible, plus humaine et plus incarnée.
Innover, c'est également accepter d'expérimenter, d'évaluer les résultats et d'améliorer progressivement les actions engagées. Tous les projets n'ont pas vocation à rester figés. Ils doivent évoluer en fonction des retours du terrain, des usages et des besoins des adhérents. L'objectif n'est donc pas d'innover pour suivre une tendance. Il est de rendre l'action syndicale plus simple, plus visible et plus utile.
Un syndicalisme moderne n'est pas un syndicalisme qui renonce à son histoire. C'est un syndicalisme capable de s'appuyer sur ses valeurs pour répondre aux besoins actuels des salariés et anticiper ceux de demain.
Derrière chaque résultat, un travail souvent invisible
L'un des principaux enseignements de cet échange concerne la partie invisible du travail syndical. Les salariés et les adhérents voient parfois le résultat final : un accord signé, une situation débloquée, une information diffusée ou un nouveau service proposé. Ils ne voient pas toujours les réunions, les appels, la préparation des dossiers, les recherches, les échanges avec les équipes et les heures de négociation nécessaires pour parvenir à ce résultat.
Ce travail de fond est pourtant essentiel. Le dialogue social ne se limite pas aux réunions officielles ni aux périodes de crise. Il repose sur des échanges réguliers et sur la capacité des représentants à identifier rapidement une difficulté avant qu'elle ne s'aggrave.
La négociation illustre parfaitement cette réalité. Un accord ne se construit pas uniquement autour de la table de négociation. Il nécessite un travail préalable pour maîtriser le sujet, recueillir les attentes, construire les arguments et convaincre l'employeur.
« Un accord ne se décide quasiment jamais uniquement pendant la négociation. Il y a toujours un travail en amont : il faut préparer le sujet, se l'approprier et convaincre l'employeur pour aboutir à un accord et à des avantages pour les salariés. »
Yves Kernané, Secrétaire Général Fédéral
Ce travail quotidien doit être davantage expliqué. Faire connaître l'action syndicale ne consiste pas à rechercher une reconnaissance personnelle. Il s'agit de permettre aux adhérents de comprendre comment la Fédération agit pour eux, y compris lorsqu'ils ne rencontrent pas directement de difficulté.
Mieux communiquer pour rendre l'action visible
La question « Que faites-vous pour nous ? » revient régulièrement lors des rencontres avec les adhérents. Elle montre que les résultats et les services proposés ne sont pas toujours suffisamment connus. Une partie du travail syndical reste discrète parce qu'elle s'effectue en amont, dans la préparation, l'accompagnement ou le dialogue permanent avec les directions.
Cette première année a donc confirmé la nécessité de renforcer la communication fédérale. La présence sur les réseaux sociaux via notre page Linkedin, le développement de notre site internet, la diffusion d'informations, la création de nouveaux contenus et la valorisation des services proposés répondent à un même objectif : rendre l'action de la Fédération plus compréhensible et plus accessible.
Faire et faire savoir ne sont pas deux démarches opposées. Elles sont complémentaires. Une organisation syndicale doit agir, mais elle doit également expliquer ses actions, présenter les résultats obtenus et informer régulièrement les salariés des droits et services dont ils peuvent bénéficier.
La communication contribue aussi à rapprocher les adhérents de leurs représentants. Elle montre les visages, les parcours et l'engagement de celles et ceux qui font vivre la Fédération. Elle permet enfin de susciter de nouvelles vocations en rendant l'action syndicale plus concrète et en montrant qu'elle peut produire des résultats tangibles dans la vie professionnelle.
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L'adhérent au cœur du projet fédéral
Les quatre marqueurs du programme sont étroitement liés : le collectif permet de réunir les compétences et les énergies, la proximité permet de comprendre les besoins du terrain, la formation donne aux représentants les moyens d'agir, et l'innovation permet d'imaginer de nouvelles réponses et de rendre les services plus accessibles.
Mais ces quatre marqueurs poursuivent une seule ambition : placer l'adhérent au cœur de l'action fédérale. Derrière chaque projet se trouvent des salariés qui ont besoin d'être informés, conseillés, accompagnés ou défendus. Derrière chaque formation se trouve un élu qui souhaite mieux exercer son mandat. Derrière chaque déplacement se trouve une équipe locale qui a besoin de sentir la Fédération à ses côtés.
L'adhérent n'est donc pas simplement le bénéficiaire final de l'action syndicale. Il en est le point de départ. Ses attentes nourrissent la réflexion du Bureau Fédéral. Ses retours permettent d'améliorer les projets. Son engagement renforce la présence de la CFE-CGC dans les entreprises. Cette première année a confirmé que la Fédération devait continuer à développer des réponses concrètes, accessibles et adaptées à la diversité des professions qu'elle représente.
Une ambition intacte pour la suite du mandat
Cette première année n'était qu'un commencement. Les prochains mois seront marqués par de nombreux défis : la préparation des élections professionnelles, le développement de nouveaux services, le renforcement de la présence en région, l'accompagnement des sections syndicales, la poursuite de la transformation numérique et la montée en puissance de l'offre de formation.
Le rythme est soutenu et les sollicitations sont nombreuses. Il faut savoir gérer les urgences tout en conservant une vision à long terme. Il faut répondre aux difficultés immédiates sans perdre de vue les priorités du mandat. La nouvelle équipe entend poursuivre le travail engagé en s'appuyant sur la cohésion construite au cours de cette première année.
Son ambition reste inchangée : faire d'INOVA CFE-CGC une fédération plus proche de ses adhérents, plus utile dans ses actions, plus moderne dans son fonctionnement et plus forte grâce à l'engagement collectif.
Merci pour votre confiance
Au terme de cette première année de mandat, le chemin parcouru est déjà important, mais il reste encore beaucoup à construire. Les rencontres réalisées, les projets lancés et les premiers résultats obtenus ont conforté le Bureau Fédéral dans ses convictions.
Le collectif est notre force à tous.
La proximité est notre méthode d'action, au plus près du terrain, avec vous !
La formation est un levier fort.
L'innovation est notre moteur de transformation pour intégrer tous les outils.
Ces quatre marqueurs continueront d'inspirer les décisions, les projets et les engagements de la Fédération au cours des prochaines années.
À l'ensemble des adhérents, des militants, des élus, des représentants syndicaux, des responsables de syndicats et des partenaires, le Bureau fédéral adresse ses remerciements pour la confiance accordée et pour l'engagement quotidien au service des salariés. Cette première année n'est pas une ligne d'arrivée. Elle constitue les fondations d'un projet collectif que la Fédération continuera de construire avec vous, au plus près du terrain et avec une même ambition : faire grandir, ensemble, INOVA CFE-CGC.
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